Spinning Out

Dans la famille Baker, il y a la mère, ancienne patineuse artistique, la fille aînée, patineuse artistique, et la fille cadette, patineuse artistique.

Elles vivent dans une station de ski de l'Idaho, entourées d'entraîneurs, de médecins, de partenaires sportifs, de rivaux, d'amis et d'ennemis. Amours, secrets, amitiés, trahisons et retrouvailles se succèdent sur fond de rêve olympique.

Lorsqu'une terrible chute menace sa carrière de patineuse de compétition, Kat Baker saisit une chance de poursuivre son rêve olympique, au risque de tout perdre.

Avis :

Tombée par hasard sur cette série en parcourant le catalogue Netflix, j'ai adoré retrouver Kaya Scoledario, que j'avais adoré dans la série Skins.

Kat a eu un accident durant une compétition de patinage artistique qui lui a fait perdre toute confiance en elle. Alors qu'on lui propose une nouvelle chance de lacer ses patins de nouveau, elle hésite avant de finalement accepter, visant d'abord son rêve de devenir coach, puis les compétitions officielles pour arriver un jour aux Jeux Olympiques.

Spinning Out défie tous les stéréotypes et dépeint de manière réaliste la compétition, le désespoir, la détermination, le racisme, le tout au milieu de la maladie mentale. Spinning Out est facile à suivre, chargé d'émotions avec du romantisme, du suspense, des drames... Tout était réuni pour que j'apprécie mon visionnage et j'étais vraiment contente de voir un nouvel épisode arriver, puis triste quand le dernier s'est terminé.

Le sujet de la maladie mentale est très bien traité et est un fil conducteur tout au long des épisodes. Les moments de crise mentale sont vraiment douloureux tant ils sont bien abordés. La série n'hésite pas à décrire les dures réalités du trouble bipolaire, en particulier lorsque les malades ne prennent pas leurs médicaments.

Même si les dialogues de Spinning Out sont souvent faibles et que la série introduit trop de sous-intrigues narratives et s'attaquent à trop d'histoires intenses à la fois, le final de la saison clôture les arcs de tout le monde tout en laissant de quoi explorer certaines histoires dans une potentielle seconde saison.

Concernant les personnages, à commencer par Kat, qui est jouée par Kaya Scodelario (connue pour  avoir joué dans Skins). Kat vit dans une famille où elle est en rivalité constante avec sa sœur cadette, elle aussi patineuse, et doit gérer une mère qui souffre de bipolarité paralysante et de dépression maniaque. En total manque de confiance en elle, envers les autres et bipolaire, Kat est assez fragile mais doit être forte face à sa mère qui peut replonger à tout moment.

J'ai bien évidemment adoré Justin, le partenaire de patinage de Kat. Aux allures de fils à papa riche, c'est bien plus compliqué en vrai qu'en façade. Très sensible, c'est un personnage qui évolue au fil des épisodes et qui montre ses faiblesses.

L'alchimie entre Kat et Justin est très belle à voir et se construit doucement, notamment grâce à Dasha, leur coach. On espère vraiment qu'ils finiront ensemble à la fin.

Carol, la mère de Kat, est vraiment dure avec ses filles mais aussi très affligée par ses épisodes de bipolarité et de maniaco-dépression, et vivant par procuration les succès de ses filles alors que sa carrière s'est arrêtée jeune. Elle m'a fait beaucoup de peine par moment... Serena, la plus jeune de la famille, est une excellente patineuse également, m'a également fait énormément de peine à se retrouver coincée dans le conflit entre sa mère et sa soeur et ne sait plus ce qu'elle peut ou ne peut pas faire.

J'ai bien aimé les personnages de Jenn, Marcus et Mandy aussi. Si sous-intrigue à propos de Jenn semblait nécessaire et coller parfaitement au thème de la série, celles de Marcus et de Mandy n'étaient pas vraiment nécessaires et étaient plus faites pour provoquer du drama supplémentaires.

Dans l'ensemble, Spinning Out est une belle série qui fonctionne malgré quelques couacs mais qui se laisse regarder tant la trame de fond est addictive. Je n'attends pas forcément de saison 2 mais s'il y en a une, je la regarderais potentiellement au vu de la fin de la première. 

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